Pas Perdus

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Spectacle tout public à partir de 5 ans.

Texte : Gérald Dumont.
Mise en scène : Jean-Christophe Viseux.
Interprète : Marie Prete.
Musicien, arrangeur de sons : Gilles Gauvin.
Scénographie : Anne Legroux.
Dispositif Lumières : Annie Leuridan.

Regars complices : Amalia Modica, Lucas Prieux.
Chargée de diffusion : Frédérique Rebergue.
Chargée de production : Caroline Liénard.



« 10 ans ailleurs, c'est mieux qu'un an ici. Et c'est pour ça que l'on part».C'est Papa qui parle et il ne rigole pas avec ça.
Je ne comprends pas. Papa dit : « si on reste, on ne bouge pas. »
Si on reste, on ne bouge pas...
C'est vrai, et je comprends ça. Et je lui dis. Mais il ne rigole pas non plus avec ça.
« Là-bas, c'est mieux, alors on part, là-bas, là où c'est mieux, enfin, pas pire qu'ici », qu'il dit.
Je ne comprends pas, mais je ne lui dis pas.  Parce que, Papa, il rigole pas. Pas avec ça.
Gérald Dumont, Pas perdus






Tout comme « Nomade », « Pas perdus » est un spectacle sur le Nomadisme. Pour les un peu plus grands (à partir de 5 ans), cette fois-ci, Pas perdus c’est l’histoire du voyage d’une famille qui part de là-bas, quitte sa ville, son pays, pour venir ICI. Le récit de ce voyage, à travers les yeux d’une petite fille.
Pas perdus n’est pas la suite de « Nomade ». C’est un prolongement, une autre façon d’interroger avec tendresse, humour et poésie – et d’expliquer aux tout-petits – le pourquoi et la difficulté du voyage…

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Sur le plateau d'un théâtre ou de toute autre lieu devenu théâtre le temps de la représentation, les spectateurs, jeunes et moins jeunes, s'installent. Là, à quelques mètres, le musicien et sa contrebasse sont déjà à l'œuvre.

L'histoire peut commencer.

C'est un cheminement et c'est un récit. Le récit d'un cheminement, celui d'hommes et de femmes venus de loin parlant du chemin, celui qu'ils ont emprunté pour venir jusqu'ici et celui qu'il leur reste à parcourir, leur errance, leurs erreurs de parcours, leur volonté de continuer le voyage.
Les obstacles aussi, et les arrêts innombrables et souvent interminables.
Ce récit nous emmène, porté par la conteuse-interprète, accompagné, souligné, contrarié parfois par le musicien.
Des objets, des accessoires servent de points d'appui à ce récit.
Entre les spectateurs et les interprètes, il n'y a que très peu de distance, juste celle d'un souffle. Ensemble, tous vivent un instant du parcours, de ce long cheminement.
C'est un spectacle pour les enfants, à partir de quatre ans 1/2 ou cinq ans, mais ce n'est pas qu'un spectacle pour eux. C'est aussi une histoire pour les plus grands, une histoire d'aujourd'hui, celle que connaissent et vivent des dizaines de milliers de personnes sur les chemins du vaste Monde…

L’espace scénique :

Espace scenique

Dans « Nomade », nous avions souhaité privilégier une grande proximité avec le public.
Le dispositif du spectacle "Pas perdus" sera assez proche de celui choisi dans « Nomade » : un chemin, un dispositif bi-frontal, où, à même le plateau, les jeunes spectateurs prennent place.
Il s'agît de donner au chemin toute sa signification, toute sa force, y compris dans le dispositif scénographique du spectacle. Un chemin au centre du plateau et les spectateurs qui prennent place de part et d'autres.
Nous privilégierons en tout cas un dispositif qui, tout en délimitant les espaces public et scénique, permet en même temps une grande liberté de circulation dans le public et une grande proximité avec lui.  Transcription de cette notion de territoire et de chemin qui est un élément essentiel du spectacle, le dispositif scénique doit intégrer complètement les spectateurs. Car la scène c'est avant tout la conteuse, l'interprète, qui au gré de ses déplacements sur les chemins l'emporte avec elle, une scène nomade en quelque sorte, qui vient au plus près des spectateurs.
Cette limite, cette distance qui sépare l'interprète des spectateurs, cette "frontière" plus que symbolique, elle marque aussi l'aspect ténu mais réel de ce qui nous sépare du nomade, dans la "vraie vie".
L'idée du chemin, plus encore que la frontière est la ligne directrice du spectacle. Un chemin qui peut être dangereux, un chemin qui ne vaut que par celles et ceux qui le tracent pour eux et pour ceux qui suivront. Le chemin de ceux qui avancent, qui s'obstinent à avancer quand d'autres voudraient les contraindre à être quelque part, de quelque part et à y rester. Le chemin et la lassitude du chemin aussi, ses déceptions, ses désillusions.

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