Une petite fille raconte le voyage, entrepris par toute sa famille pour venir de « là-bas » à « ici ». Le chemin, les rencontres, bonnes ou mauvaises, les moments difficiles ou jooyeux, parfois les deux en même temps. C’est toute la difficulté de ce cheminement, ses peines et ses joies qui prennent vie avec ses mots simples.
C'est un cheminement mais c'est aussi un récit. Le récit d'un cheminement, celui d'hommes et de femmes venus de loin. Cela parle du chemin, de celui qu'ils ont emprunté pour venir jusqu'ici et celui qu'il leur reste à parcourir, leur errance, leurs erreurs de parcours, leur volonté de continuer le voyage.
Sur le plateau d'un théâtre ou de toute autre lieu devenu théâtre le temps de la représentation, les spectateurs, jeunes et moins jeunes, s'installent. Là, à quelques mètres, le musicien et sa contrebasse sont déjà à l'œuvre.
L'histoire peut commencer.
Le récit nous emmène, porté par la conteuse-interprète, accompagné, souligné ou contrarié par le musicien.
Des objets, des accessoires servent de points d'appui à ce récit.
Entre les spectateurs et les interprètes, il n'y a que très peu de distance, juste celle d'un souffle. Ensemble, tous vivent un instant du parcours, de ce long cheminement.
C'est un spectacle pour les tout-petits, à partir de quatre ans ½, de cinq ans, mais ce n'est pas qu'un spectacle pour eux. C'est aussi une histoire pour les plus grands, une histoire d'aujourd'hui, celle que connaissent et vivent des dizaines de milliers de personnes sur les chemins du vaste Monde…
L’espace scénique

Dans « Nomade », nous avions souhaité privilégier une grande proximité avec le public.
Le dispositif du spectacle "Les Pas perdus" sera assez proche de celui choisi dans « Nomade » : un chemin, un dispositif bi-frontal, où, à même le plateau, les jeunes spectateurs prennent place.
Il s'agît de donner au chemin toute sa signification, toute sa force, y compris dans le dispositif scénographique du spectacle. Un chemin au centre du plateau et les spectateurs qui prennent place de part et d'autres.
Nous privilégierons en tout cas un dispositif qui, tout en délimitant les espaces public et scénique, permet en même temps une grande liberté de circulation dans le public et une grande proximité avec lui. Transcription de cette notion de territoire et de chemin qui est un élément essentiel du spectacle, le dispositif scénique doit intégrer complètement les spectateurs. Car la scène c'est avant tout la conteuse, l'interprète, qui au gré de ses déplacements sur les chemins l'emporte avec elle, une scène nomade en quelque sorte, qui vient au plus près des spectateurs.
Cette limite, cette distance qui sépare l'interprète des spectateurs, cette "frontière" plus que symbolique, elle marque aussi l'aspect ténu mais réel de ce qui nous sépare du nomade, dans la "vraie vie".
L'idée du chemin, plus encore que la frontière est la ligne directrice du spectacle. Un chemin qui peut être dangereux, un chemin qui ne vaut que par celles et ceux qui le tracent pour eux et pour ceux qui suivront. Le chemin de ceux qui avancent, qui s'obstinent à avancer quand d'autres voudraient les contraindre à être quelque part, de quelque part et à y rester. Le chemin et la lassitude du chemin aussi, ses déceptions, ses désillusions.
Premières représentations 2010-2011
- Le Vendredi 1er octobre à Billy-Montigny (62)
- Le Samedi 2 octobre à Billy Montigny (62).
- Le Mercredi 6 octobre au Théâtre de la Verrière à Lille (59).
- Le Jeudi 7 octobre au Théâtre de la Verrière à Lille (59).
- Le Vendredi 8 octobre au Théâtre de la Verrière à Lille (59).
- Le samedi 9 octobre au Théâtre de la Verrière à Lille (59) à 19h.
- Le dimanche 10 octobre au Théâtre de la Verrière à Lille (59) à 17h.
- Le Mardi 12 octobre au centre socio-éducatif de Wattrelos (59).
- Le Jeudi 14 octobre à Estrées (59) à 19h.
- Le Dimanche 17 octobre au Centre culturel Max-Pol Fouchet à Méricourt (62) à 11h et 16h.
- Le 9 novembre au Centre culturel jacques Prévert à Harnes (62) à 10h et 15h.
- Le 10 novembre au Centre culturel jacques Prévert à Harnes (62) à 15h30.