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Petite forme de théâtre d'objets pour vingt spectateurs

Spectacle tout public à partir de 10 ans

 

Une femme, installée à sa table, raconte aux spectateurs un souvenir d’enfance déchirant… Une petite forme très intime pour dix-neuf spectateurs qui utilise le théâtre d’objets au service d’un très beau texte de Jean-Pierre Cannet.

 

«J’ai vu Amalia Modica dans Une veste de pyjama, pièce librement adaptée de mon texte La petite Danube (éd. Théâtrales). Tout en tendresse et naïveté apparentes, elle invente un théâtre d’objets aux figures saisissantes. On dirait qu’elle nous invite chez elle, dans l’intimité de sa maison. C’est un formidable accéléré de la vie. Elle nous parle de cette part de nous-mêmes, radieuse d’humanité ou collaborant à la pire des barbaries. Vingt-cinq minutes pour explorer le cœur de l’âme humaine, un vertige !»

Jean-Pierre Cannet

D’après « La Petite Danube » de Jean-Pierre Cannet (éditions Théâtrales Jeunesse 2007)
Texte : Jean-Pierre Cannet.

Mise en scène et interprétation :  Amalia Modica
Regards complices : Nicolas Madrecki et Jean-Christophe Viseux

Durée : 20 min.
Jauge : 20 personnes

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Garder ses yeux d’enfant, pour découvrir que la lâcheté, plus que le courage, est une affaire d’adultes.

Anna est chez elle, assise à sa table de cuisine.
Anna est entourée de médicaments…. comme les vieux ? comme les fous ? comme les gens qui souffrent ou comme qui est seul et a trop de choses à oublier…

 Anna raconte et tout prend la taille de ses souvenirs.

 Son torchon devient paysage, cette campagne même où elle a grandi. Les boîtes de médicaments deviennent la maison du garde barrière et les trains qui passent et repassent ; sa lampe, le soleil ; son mouchoir, un nuage, signe que l’hiver approche ; deux pastilles effervescentes, ses parents ; son verre d’eau, le Danube…

 Derrière elle, une veste de pyjama à rayures: Arthur. Quand Anna lui donne la main, elle redevient toute petite, comme elle l’était à l’époque des faits.

 En nous racontant, Anna peut enfin donner son sens à l’histoire, l’ordonner selon sa logique : de la grandeur de l’amitié à la petitesse de la lâcheté des grandes personnes.

Note d'intention :


J’ai lu le magnifique texte de Jean-Pierre Cannet comme un cri, comme une gifle brûlante de poésie.
J’ai essayé de suivre les consignes de l’auteur : « L’important est de traduire ici la démesure de l’enfance, dans son évocation fantasque et son expressionnisme » .
Mais « Anna, jeune narratrice » raconte au passé. Alors j’ai essayé de la voir, Anna, jeune femme, aujourd’hui, dans un lieu de la mémoire qui est « une éternité d’enfance et de guerre ».

Anna est seule, entourée de silence et de petits rituels : quel comprimé avant et lequel après…
Il n’y a pas que dans le passé que l’histoire laisse des traces. Ses marques,  on peux les voir  encore dans les années à venir, sur les gens qui l’ont vécue.

Anna a vécu de très près la honte des camps d’extermination, la perte de l’amitié et de l’innocence, la mort de ses parents.
Mon Anna à moi ne peut pas aller bien, tant de douceur et de lucidité doivent se payer tous les jours.
Monsieur tout le monde oublie, se ment à soi même, enjolive les souvenirs pour survivre.
Anna non… et pourtant elle est humaine.

Dans tant de force j’ai cherché la faille, la fragilité, quelque chose qui puisse me faire dire « tout le monde peut se reconnaître en Anna, il suffit d’avoir le courage d’en payer le prix ».

Le rapport aux objets donne de la distance entre Anna et les personnages qui peuplent sa mémoire, celle du temps qui est passé.  Aujourd’hui elle tient ses souvenirs dans la paume de sa main.

Elle joue avec ses médicaments comme une petite fille avec une maison de poupées. Elle manipule son quotidien pour en faire émerger le passé et nous le livrer.

Une petite forme et une toute petite jauge pour garder l’intimité de la confidence.

Amalia Modica

 

 

Le spectacle est entièrement autonome techniquement. Il nécessite un lieu trés calme, à l'abri du bruit et entièrement occulté. Il peut également être joué en extérieur sous une tente apportée par la compagnie.

 Une Veste de pyjama a été joué à plus de cinquante reprises =, entre autres, au Festival des Turbulentes à Vieux-Condé (59), au Festival Chalon dans la rue à Chalon sur Saône (71), au Festival Les Fondus du macadam à Thonon-les-Bains, à la nuit de la marionnette au Théâtre Jean Arp à Clamart, à la Maison Folie Moulins à Lille, au Festival Les Minuscules à Villeneuve d'Ascq, au Festival Pirouésie à Pirou (50), au Fabuleux destin à Aubusson (23)...

 

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 Photos : Luca Castellin.

 

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