1968-2008… Quarante ans séparent ces deux dates… Soixante huit et son mois de mai qui aujourd'hui aurait presque pu être oublié sans l'hommage appuyé que lui a rendu Président Sarkozy durant sa campagne électorale.. Deux mille huit comme si soixante huit n'avait jamais existé. Soixante huit si loin… Et pourtant…
C'est pourquoi au nom des anniversaires en danger, il fallait réveiller les mémoires pour évoquer ce que fut 68, ce qu'il est aujourd'hui et ce qu'il sera. Il y a entre 68 et 2008 tellement de choses différentes, une telle distance et en même temps tellement de choses à faire…
Car la question aujourd'hui est la suivante ? Comment réussir la révolution? Il existe quelques écrits à ce sujet. La révolution c'est avant tout la prise du pouvoir. Une méthode simple demandait à être écrite, imaginée. C'est chose faite. Sous les yeux ébahis de spectateurs admis à la conférence, la voici brièvement exposée. Encore étourdis par cette révélation, les spectateurs se lèvent et se disent "mais oui, c'était tellement simple, comment n'y avons nous pas pensé plus tôt ?"
Ainsi, la révolution nécessite une conspiration et des conspirateurs. Avec ou sans cagoule. Si la révolution a lieu sans cagoule, les conspirateurs doivent avoir des têtes de conspirateurs. Voire des moustaches. Des moustaches de révolutionnaires. Car il existe différentes sortes de moustaches. Des moustaches réactionnaires aussi. Mais là, on s'écarte du sujet. Et alors ? Et si on s'écartait du sujet? Si on parlait d'aujourd'hui ?
Ici, comme nous l'avions fait pour la manifestation dans "Typologie de la Manifestation", nous esquissons une étude attentive, sarcastique, bienveillante, tendre et mordante de la Révolution, de ses codes, de ses rites, de ses coutumes…
Voilà de quoi parle le spectacle. En images. En son, en texte, et en gestes. On y parle aussi d'avant-garde, - la révolution a besoin d'une avant garde éclairée- d'accessoires indispensables, de tactiques imparables, de gestes, de conspirations, de conspirateurs, de grand soir, de synchroniser ses montres. Concrètement, le spectacle qui sera créé sera une petite forme de 30 minutes environ. Un spectacle souple, adaptable dans quasiment tous les lieux, à partir du moment où l'on peut s'assurer de l'obscurité et de l'occultation de la lumière.
Conditions techniques
Forme du spectacle
Le spectacle est une petite forme de 35 minutes environ. Privilégiant une grande proximité avec le public il pourra se jouer dans des petites salles et requiert un minimum de conditions techniques : occultation de la lumière, espace scénique réduit (3,5m de large et 2m5 de profondeur). Sa durée lui permet d'être joué en formule "entresort" (plusieurs séances peuvent être enchaînées). Conçu comme une sorte de complément de "typologie de la manifestation", il peut se jouer à sa suite, au cours d'une même soirée.
Le spectacle mélange photos, documents d'archives et bandes sonores, alternant entre aujourd'hui et hier, en respectant les rites de la diapo-conférence. Il est conçu comme une un prolongement de "typologie de la manifestation" et peut se jouer à la suite de ce dernier dans une seule et unique soirée…
Premières représentations …"Soixante-huit (une vieille histoire)" :
les 3 et 4 mai aux Turbulentes, festival de Théâtre de rue de Vieux-Condé (59).
le 15 mai 2008 à l'Antre deux à Lille.
le 16 mai 2008 au Cabaret de l'Union de Travail et Culture (Archives du Monde du Travail à Roubaix).
le 15 juin 2008 à Douchy-les-Mines (Festival théâtre de rue Les Douchynoiseries)
le 20 juin à Montreuil (93)